vendredi 20 novembre 2009

Cap vert- Sao Nicolau



le 20 novembre,l'archipel du Cap vert réserve bien des surprises, en effet les deux premières îles étaient déjà très différentes l'une de l'autre; sur Sal on pouvait se croire au Kenya, puis Boa Vista prenait des allures de désert subsaharien, et là pour le coup, on se croirait un peu à la Réunion! L'île est verdoyante, et ça fait du bien après des semaines de paysages volcaniques arides. Nous avons ancré le bateau à Tarrafal, et là encore l'endroit porte bien son nom, en effet on se prends des grosses rafales de vents -jusqu'à 60 nœuds!- ce qui fait que la plupart des gens n'ose pas quitter leur bateau: chaque matin, on a le droit à un balai incessant de voiliers qui changent de place, ou qui ont dérapé, et remettent leurs ancres... nous on a la chance de résister. Et en plus le débarquement en annexe est une fois de plus sportif! C'est ainsi qu'avec deux potes insouciants également, nous sommes partis randonner à l'intérieur de l'île – nous avions tout de même laissé les clefs du bateau aux "voisins", « et n'oubliez pas d'arroser les plantes! ».



Bref, nous avons le coup de cœur pour cette île où les paysages sont magnifiques, les gens extrêmement gentils, la vie est douce, pas d'aéroport donc très peu de touristes, pas d'hôtel, pas de belle plage non plus (on a rien sans rien), l'île est ravitaillée par les corbeaux et par dame nature. Et comble du comble, il y a un restaurant à Tarrafal: une crêperie Bretonne!!! mais attention, une crêperie particulière; sans bilig, sans farine de sarazin et sans cidre...nous y allons ce soir pour faire la fête avec la clique de transhumance, au menu: musique Cap Verdienne et Thon!! 

dimanche 15 novembre 2009

Cap vert- Boa Vista



15 novembre, Sans même parler portugais, il n'est pas difficile de comprendre qu'il s'agit de « la belle vie », enfin la belle vie si tu aimes la plage, le désert et le surf. En l'occurrence cette île pourrait s'appeler l'enfer si tu es fou de shopping, que tu portes des talons aiguilles et que tu fais une allergie au soleil.... Enfin, nous n'en sommes pas là, notre seul problème est le débarquement en annexe: sensations fortes assurées dans les rouleaux 1. maillot de bain obligatoire 2. tu n'oublies pas de faire le plein du moteur et aucun détour ne sera envisageable si tu ne veux pas finir à la rame (car on est très très loin du bord), 3. Emmener ton ordinateur portable pour te connecter pour ton blog – que tes amis et ta famille attendent avec impatience- est donc, tu l'aura comprit, inenvisageable. 4.Une fois à terre un petit bain de soleil s'impose pour te sécher car même si tu n'est pas tombé, les vagues t'auront régulièrement arrosées tout au long de ton périple. 5. Enfin, tu croises les doigts pour qu'à ton retour une dizaine d'enfants ne soient pas en train de faire des châteaux de sable dans ton annexe ou mieux encore que leurs pères n'aient pas confondus ton embarcation avec une bassine géante pour vider leurs poissons.... Ah ça sent le vécu!



Bref, une fois à terre tu ne restes pas 5 minutes, tu visites; c'est ainsi que nous sommes partis arpenter le désert de Vanita au centre de l'île; splendide!

mardi 10 novembre 2009

Cap vert- Sal


Mardi 10 novembre, nous restons 5 jours a Sal: le mouillage n'est pas très beau, mais à l´avantage d'être bien protégé. Accompagnés d'autres équipages de bateaux, nous visitons chaque jour un peu plus l'île, nous prenons des « aluguer » moyen de locomotion emprunté par tous ici, il s'agit de pick up, où on monte dans la benne. Nous partons à la découverte d'un volcan, nous nous baignons dans des marais salants dans le cratère d'un autre volcan, nous traversons des plaines dignes de paysage africains, des bidons villes … et le soir barbecue de poissons sur la plage où des cochons viennent nous rendre visite. De partout fuse de la musique locale, y comprit dans la cours de l'école où à la récréation on ne joue pas au ballon, mais on danse devant les enceintes.... 1er contact avec le Cap Vert, sympa, on s'y sent bien.

mercredi 4 novembre 2009

Traversée Canaries -Cap vert


Mercredi 4 novembre, finalement, nous sommes restés un peu plus longtemps à Las Palmas que prévu, juste le temps d`attraper une petite grippe à la mode et de se soigner ( Ah! Satanées grandes villes pleines de microbes!).



C'est en début d `après midi qu'on largue les amarres direction le Cap Vert, (800 miles n) en sifflotant un petit air de Cesaria Evora « sobad, sobad... » ça commence bien le vent et la mer sont avec nous.


Le lendemain ça se corse! Une houle hachée de 4 a 5 m se lève – elle ne nous quittera plus du voyage- : a bord, ambiance Orangina « secoue moi, secoue moi »! Nous continuons a pousser la chansonnette, mais notre registre évolue peu a peu : «  les pommes faisaient rouli roula, les pommes faisaient rouli roula, stop, 3 pas en avant, 3 pas en arrière, 3 pas sur le cote.... » ou encore «  ça balance pas mal entre nous, ça balance pas mal... » et pour finir «  pourtant, que la montagne est belle... »... enfin on comprends mieux pourquoi on rencontre certains vieux loups de mer devenus frapadingue! Tout au long du voyage, une certaine organisation se met en place: Seb gère essentiellement les manœuvres et la cambuse avec originalité, au menu; salade de tomate au babybel, ou encore brioche trempée dans de l'œuf passée à la poêle...humm. Quant à moi, en plus de conserver la couchette de mer chaude, j'aurai lavé 4 assiettes... En mer, l'ordre des choses est rétabli!


La bonne nouvelle de cette traversée, c'est qu'on a enfin pêché!: 2 beaux thons en 1 heure!


Après 6 jours et 6 longues nuits nous sommes enfin arrivés á Sal au nord de l'archipel Cap Verdien, où nous avons entreprit une distribution de notre pêche...en toute modestie...

lundi 26 octobre 2009

Grand Canarie








Le 26 octobre 2010, Après une nuit de mer accompagnés par les poissons volants, nous arrivons à Las Palmas à Grand Canarie. Alors là pour le coup c’est ultra urbanisé (ville de 400 000 habitants). Nous en profitons pour faire les pleins de course et des derniers trucs que nous espérons introuvable dans nos futures destinations. On y retrouve une grande partie des bateaux que nous avions rencontré précédemment, c’est donc une escale peu reposante… Nous louons une voiture pour voir un peu ce que cette île a dans le ventre : des belles montagnes essentiellement parsemées de cactus, c’est dire que le climat est sec et chaud, j’en souffre pas mal (chris) mais je vais pas me plaindre, ce serait indécent quand on sait que certains font déjà des feux de cheminées… (et en plus on a des voisins de mouillage Inuits du Groenland alors j’ose pas imaginer la transition pour eux…) Nous pensons désormais à notre prochaine escale : continuer sur les Canaries (peut être un peu trop touristique à notre goût) ou virer sur le Cap vert ?; la suite dans le prochain épisode…

mardi 20 octobre 2009

Lanzarote






Mardi 20 octobre 2009, ça y est on a quitté Graciosa, non sans peine… Nous sommes partis le matin, et avons longé la côte « noire de lave » de Lanzarote toute la journée pour arriver le soir au sud, à Rubicon. Changement de décor, retour à la réalité : multitude d’hôtels, de bars, de restos, de magasins bref coin super touristique. La première nuit, nous n’osons pas aller nous mêler à la civilisation et restons à l’extérieur de la marina sur ancre. Quelle grossière erreur ! on a pas fermé l’œil de la nuit tellement on s’est fait remuer, c’était comme si on nous avait mit dans le tambour d’une machine à laver programme « essorage laine et délicat » , ah ça nous apprendra a faire les rachots ! Le lendemain matin, nous nous présentons au ponton d’accueil pour obtenir une place de port « qui bouge pas s’il vous plait »…. Finalement nous y restons 5 jours juste le temps de faire la fête et quelques réparations et améliorations sur le bateau, sous une chaleur à crever, heureusement une piscine réservée aux plaisanciers (en fait on était toujours seuls dedans) nous tendait les bras chaque fois que nous n’en pouvions plus…
Ah oui, un scoop ! Qui avons nous vu arriver sur le ponton voisin ? (et le port est grand…)
Notre ancien bateau, le neptune 99, vendu il y a 3 ans !! et nous risquons de nous suivre un petit moment… décidément, le monde est vraiment petit !

dimanche 11 octobre 2009

Graciosa











11 octobre 2009, Si le nom n’était pas déjà prit, elle pourrait s’appeler Belle île, bien que très différente de sa cousine bretonne.. C’est une île paradisiaque de 3,5km sur 6KM, dotée de 4 petits volcans, entièrement recouverte de sable et de petits buissons qui souffrent du manque d’eau. On se croirait dans le farwest, surtout lorsqu’on aborde le petit village tout droit sortit d’un décor de western : des petites maisons blanches aux toits plats, les rues sont exclusivement en sable et on s’attends à tout moment à voir sortir quelques cowboys du saloon… Ici, 2 moyens de locomotions possibles, pieds nus ou 4X4 (des vrais qui ne craignent pas le sable), il n’y a pas de chemins de tracés et une unique piste semble faire le tour de l’île.


L’eau est magnifique, turquoise et chaude en plus, on passe le plus clair de notre temps dedans avec ou sans jouet. Et je vous passe le mouillage sympa, les soirées cool sur la plage avec les autres bateaux…

Ici le temps c’est arrêté, on adore !